Hello 👋
On est plus de 78 000 ici chaque lundi, et cette semaine je viens te parler de ce qu’on fait de l’argent une fois qu’on a vendu, (puisque que j’ai encaissé plusieurs ventes en août, youpie !).
Déjà tu dois savoir que je n’ai jamais payé d’impôt sur mes cryptos. Je t’explique pourquoi, et ce que ça change pour toi.
🌤️ L’actu crypto de la semaine
Pendant que tu préparais la rentrée, je suivais l’état du marché crypto pour toi.
Cette semaine, le Bitcoin n’a presque pas bougé, mais il est monté jusqu’à 81 455 $ jeudi, ce qu’il n’avait plus fait depuis le 12 mai.
Ce qui l’a fait redescendre, c’est un discours.
Vendredi, le président de la banque centrale américaine a expliqué que l’inflation était encore trop haute et que ce n’était pas le moment de rendre l’argent moins cher. Résultat, les investisseurs estiment maintenant à 57 % le risque d’une hausse des taux le 16 septembre, contre 40 % avant qu’il parle.
Des taux qui montent, c’est mauvais pour nous, parce que ça repousse la reprise qu’on attend.
Bonne nouvelle quand même, et je t’en parlais la semaine dernière : la moyenne des 200 jours, le repère qui dit dans quel sens va la tendance de fond, a arrêté de baisser après neuf mois.
Ce n’est pas encore une reprise, mais c’est la première fois depuis novembre.
🧠 Contre quoi je vends mes cryptos
Temps de lecture : 5 minutes
Certains d’entre vous le savent, j’ai vendu plusieurs cryptos en août.
Et il y a un sujet que j’ai pas mal étudié avant de vendre, il y a des années maintenant, qui va te servir si un jour tu as la chance de faire une plus-value.
La première question que je me suis posée : euro ou stablecoin ?
Je me suis posé cette question parce que techniquement, le plus sûr, ça serait quand même de vendre contre de l’euro.
Un stablecoin, c’est une crypto qui reproduit le prix d’une vraie monnaie. Un USDC vaut un dollar, un EURC vaut un euro. Mais ça reste une crypto, ce n’est pas la monnaie elle-même. Donc c’est évidemment pas aussi stable qu’un euro sur ton compte en banque.
Ça peut te paraître théorique, mais c’est déjà arrivé deux fois sur le marché des cryptos.
Le premier cas, c’est Terra, en mai 2022. Son stablecoin s’appelait UST et il n’était adossé à rien du tout. Sa valeur était tenue par un mécanisme automatique avec une autre crypto, le LUNA : dès que l’UST descendait sous un dollar, on pouvait le détruire pour créer du LUNA et empocher la différence. C’était censé ramener le prix à l’équilibre tout seul.
Le jour où le LUNA a baissé sérieusement, les détenteurs d’UST ont voulu sortir, ce qui créait encore plus de LUNA, ce qui le faisait baisser encore plus. En quatre jours, l’UST est passé de 1 $ à 13 centimes. Environ 40 milliards de dollars sont partis en fumée, et ça a entraîné tout le marché avec.
Le deuxième cas, c’est l’USDC, le 11 mars 2023. Et lui, il est adossé à de vrais dollars, sauf que ces dollars sont rangés quelque part. Circle en avait 3,3 milliards déposés dans une banque américaine qui a fait faillite du jour au lendemain. Pendant trois jours, l’USDC est tombé à 0,87 $.
J’en avais à ce moment-là et j’ai aussi paniqué, j’avoue. On avait tous encore Terra en tête, moins d’un an après. Sauf que celui-là, lui, a retrouvé sa valeur, dès que le gouvernement américain a garanti les dépôts de la banque.
Alors pourquoi je reste quand même en stablecoin ?
Parce que je ne sors pas cet argent du marché crypto.
En France, tant que tu échanges un actif numérique contre un autre actif numérique, il ne se passe rien fiscalement. Tu vends du Bitcoin pour acheter de l’Ethereum, rien. Tu vends une crypto pour un stablecoin, rien non plus, parce qu’un stablecoin est un actif numérique aux yeux du fisc.
Ce qui déclenche l’impôt, c’est le moment où tu sors : quand tu convertis en euros, ou quand tu paies quelque chose directement en crypto.
Moi, ce que je gagne en crypto, je veux le réinvestir en crypto. Donc je ne veux pas être imposée plusieurs fois. Donc je ne suis jamais sortie, et je n’ai jamais (encore)payé d’impôt.
Je précise, parce que je ne vais pas te vendre du rêve : cet impôt n’est pas supprimé, il est juste repoussé.
Le cas de l’USDT
Ensuite, à cette époque-là, la crypto que j’utilisais, c’était l’USDT. C’est le plus gros du monde, 186 milliards de dollars.
Sauf que l’USDT, il a disparu des plateformes européennes le 1er juillet. C’est pas qu’il est « mauvais » : Tether, qui l’émet, a fait le choix de ne pas déposer de demande pour être autorisé en Europe, au moment de la loi MiCA.
Donc attention à ce que tu entends là-dessus : ce n’est pas que c’est illégal d’en détenir. C’est juste que si tu en as sur une plateforme centralisée, tu ne peux plus en acheter ni en revendre là-bas.
Du coup, à ce moment-là, il a fallu que je me dise : ok, contre quoi je décide de revendre mes cryptos, maintenant ?
Dollar ou euro ?
Et donc là, la question, c’était : soit l’USDC, soit l’EURC. Les deux sont émis par la même entreprise, Circle, le deuxième émetteur de stablecoins au monde.
Et j’insiste là-dessus parce qu’on me pose souvent la question : l’EURC n’est pas plus sûr que l’USDC. Même entreprise, mêmes règles, même cabinet qui vérifie les réserves tous les mois.
Et là, j’ai choisi moi d’utiliser l’USDC.
Parce qu’en fait, il faut savoir qu’au niveau mondial, les cryptos sont cotées au dollar. Le Bitcoin, l’Ethereum, les autres, tout se négocie en dollars. Et donc ça me permet de ne pas subir le taux de change au moment de mes échanges.
Si je passais par des euros au milieu, je ferais deux conversions de plus.
Par exemple cette année, 10 000 USDC valaient 8 806 € au plus bas de l’euro et 8 320 € au plus haut. Presque 500 € d’écart selon le moment.
Donc voilà, après, tu peux très bien te décider à utiliser l’EURC. C’est une toute petite crypto, mais c’est le premier euro stable qui existe. Donc ça, c’est vraiment à toi de voir.
Et le jour où je sortirai vraiment
Parce que ça arrivera et ce jour-là, deux choses m’attendent.
La première, c’est le taux de change. Comme mon argent est en dollars et que je vis en euros, il faudrait idéalement que je le fasse à un moment où le change m’est favorable, plutôt que de convertir en urgence.
La deuxième, c’est l’impôt. Et à ce moment-là, j’aurai l’imposition sur toute la plus-value accumulée, à 31,4 %. C’est pour ça que je disais que l’impôt n’est pas supprimé : c’est du temps gagné, pas de l’argent gagné.
Et toi, dans tout ça ?
Si tu as acheté au début de l’été, il y a de bonnes chances que tu sois en positif aujourd’hui. Donc la question va se poser pour toi aussi :
Quand tu vendras, est-ce que ce sera pour racheter de la crypto plus tard, ou pour sortir l’argent sur ton compte ? Si tu comptes racheter, reste en dollars. Si tu sors, l’euro t’évite le pari sur le change.
Moi, en août, je n’ai même pas eu à y réfléchir. Tout est parti en USDC, parce que la question, je me l’étais posée il y a longtemps.
C’est tout l’intérêt d’avoir tranché à froid : le jour où ça monte vite, tu n’as plus à décider.
Si tu cherches une plateforme pour acheter tes cryptos et poser tes objectifs de vente à l’avance, j’utilise OKX en ce moment. On a un partenariat, donc ils me versent une commission si tu passes par mon lien.
Et si tu veux te construire une méthode à toi, j’ai fait un guide complet et gratuit pour investir en crypto en 2026.
Rien de tout ça n’est un conseil en investissement, (ni un conseil fiscal) : je te raconte mes décisions et ce qu’elles m’ont appris.
À très vite dans ta boîte mail,
Bises, Caro




